đŸ„Š2026, rendre les coupsđŸ„Š

Prix des littératures urbaines, Festival Longueur d'Ondes, Cantal et Philippe Poutou

On pourrait croire qu'il est difficile de se souhaiter une bonne annĂ©e quand le prĂ©sent se dĂ©sagrĂšge. Et pourtant, on a plus que besoin de se souhaiter un monde diffĂ©rent. Alors je vous souhaite une annĂ©e de bascule, une annĂ©e d'espoir, une annĂ©e d'agitation contre l'inertie qui nous fait glisser vers le malheureux, une annĂ©e de ça suffit et de plus jamais ça, une annĂ©e de bagarres rĂ©solues, de jeux de jambe et de swings bien placĂ©s, de retournement de situation et d’éclaircies soudaines. Bref, je vous souhaite une annĂ©e de rĂ©volte contre le fascisme et ses ombres bien trop palpables. Je nous souhaite d'aller mieux et de lutter plus fort.

đŸ«†Travailler la mĂ©moire đŸ«†

De mon cĂŽtĂ©, en 2026, je replonge. Cela fait deux ans et demi que Se Souvenir de Sam a Ă©tĂ© diffusĂ© sur France culture. Cela fait plus de 5 ans que j'ai commencĂ© cette enquĂȘte enivrante. Depuis ce moment, Sam m'accompagne. Et l’enquĂȘte s’épanouit comme un arbuste vigoureux. Les pistes se sont accumulĂ©es et elles n’attendent que moi pour les arpenter.

Il m'a fallu beaucoup de temps pour rĂ©ussir Ă  amĂ©nager mon planning pour pouvoir cette annĂ©e me consacrer Ă  la vie de Sam (presque) sans entrave. L’impatience me ronge dĂ©jĂ  depuis longtemps.

Se plonger dans les annĂ©es 1930 en ce moment a une saveur Ă©trange. Si comparaison n'est pas raison, l‘agression du Venezuela par les États-Unis rappelle de maniĂšre pas si lointaine l'envahissement de la BohĂšme et de la Moravie par l’Allemagne Nazie au printemps 1939. Les dĂ©clarations de Trump sur le Groenland ravivent le souvenir de conflits territoriaux qui ont dĂ©clenchĂ© et alimentĂ© tant de guerre d’ampleur. Aujourd’hui, l'internationale fasciste appuie de tout son poids pour faire chavirer les rĂ©gimes les uns aprĂšs les autres. La haine se rĂ©pand et multiplie ses victimes. Et toujours Gaza, et toujours le Soudan, et toujours la Syrie, et toujours l’Ukraine, et toujours le Congo, et tous ceux et toutes celles que l'on oublie...

Au milieu du marasme, Sam résonne, Sam déborde, Sam déjoue, Sam interroge. Je vous tiendrai au courant ici de ces recherches et de mon écriture.

Sam au bord de la méditerranée à la fin des années 1940

🏱Remettre le 9-3 au centre du villageđŸ˜ïž

En attendant la diffusion et la promotion de mon livre 9-3, une histoire plurielle de la Seine-Saint-Denis continue.

đŸ“»Dans le Book Club de France Culture

Le 25 novembre dernier, j’avais la trĂšs grande joie d'intervenir sur France Culture dans l'admirable Book Club que j'Ă©coute en gourmandise dans mes promenades bruxelloises.

Couverture de l'émission Book Club de France Culutre montrant la productrice de l'émission Marie Richaux

Venir parler Ă  la radio pour laquelle j'ai tant donnĂ© d'Ă©nergie et qui m'a tant ouvert de portes ces douze derniĂšres annĂ©es avait une saveur particuliĂšre. Discuter avec RamsĂšs KĂ©fi dont j'admire le travail rajoutait une joie certaine Ă  l'exercice. Heureux que le 93 et les quartiers populaires prennent ainsi place (une nouvelle fois) dans une Ă©mission de littĂ©rature. Et puis, personnellement, ça rassure de voir des lectrices et lecteurs Ă  l’esprit curieux et affutĂ© comme celles et ceux de l'Ă©quipe de cette Ă©mission s'arrĂȘter sur mes mots et mes phrases.

🏅Dans la sĂ©lection du prix des littĂ©ratures urbaines

J'ai aussi le plaisir de vous annoncer que 9-3, une histoire plurielle de la Seine-Saint-Denis est (en trÚs bonne compagnie) dans la sélection du prix essai des littératures urbaines. J'en suis vraiment trÚs honoré. Délibération le 31 janvier !

Images montrant les livres sélectionnés pour le prix Essais des littératures urbaines 2026 dont 9-3 d'Antoine Tricot

📚Dans les librairies

Tout l’automne, j’ai eu la chance d’ĂȘtre invitĂ© par de nombreuses librairies pour prĂ©senter le livre 9-3. Plusieurs rencontres sont encore prĂ©vues en rĂ©gion parisienne en ce dĂ©but d'annĂ©e pour parler du livre. Et d’autres suivront tout au long de l’annĂ©e 2026 :

  • Le 13 janvier Ă  19h00 Ă  la librairie les 2 Georges Ă  Bondy (5 Rue des FrĂšres Darty).

  • Le 14 janvier Ă  19h30 Ă  la librairie La malle aux histoires Ă  Pantin (58 Av. Jean Lolive) pour une discussion avec RamsĂšs Kefi et Justinien Tribillon. 

  • Le 28 janvier Ă  19h30 Ă  la librairie Folies d'Encre Ă  Saint-Ouen (51 Av. Gabriel PĂ©ri).

🚱Des docks de Dunkerque aux quais de Brest🚠

Cette annĂ©e encore j'ai la grande joie d'ĂȘtre invitĂ© au festival de la radio et de l'Ă©coute Longueur d'onde Ă  Brest. J’y prĂ©senterai ma sĂ©rie documentaire Une bataille mais pas la guerre sur les anciens dockers de Dunkerque.

Il y a une vraie cohĂ©rence de venir parler des mĂ©moires des ouvriers des ports et docks dans ce port le plus Ă  l’ouest de l’hexagone. Je suis trĂšs touchĂ© de discuter notamment des mĂ©moires ouvriĂšres avec Christian Corouge, ancien ouvrier de Peugeot-Sochaux et ancien des groupes Medvedkine.

Affiche du 22e festival Longueur d’ondes

Le programme est chargé, surtout le vendredi 30 janvier :

  • 11h45-13h : Sur les quais mĂ©moires des luttes : Que reste-t-il des luttes sur les ports, des grĂšves de dockers et de leurs combats ? À l’heure de la dĂ©sindustrialisation et des reconversions professionnelles, comment ne pas oublier leurs histoires ? Et surtout comment une bataille ouvriĂšre en rejoint-elle d’autres ? RĂ©cits croisĂ©s entre Antoine Tricot, journaliste indĂ©pendant, documentariste et auteur, et Christian Corouge, ouvrier retraitĂ©, militant CGT, natif de Cherbourg.
    VerriÚre Méridienne - Théùtre du Quartz

  • 13h-14h : dĂ©dicace de 9-3 une histoire plurielle de la Seine-Saint-Denis et Travailler, travailler encore
    Librairie du festival - Théùtre du Quartz

  • 14h : Ă©coute publique de ma sĂ©rie documentaire Une Bataille mais pas la guerre dans le studio d’écoute mobile de Making Waves (rĂ©alisation ClĂ©ment Nouguier)
    Salle de commission 7 - Théùtre du Quartz

  • 15h - 16h : rencontre avec des adolescent-es dans le cadre du festival des scolaires autour de mes sĂ©ries LSD Les jeux vidĂ©o, c’est la vie ! et Se Souvenir de Sam.
    Auditorium - Ateliers des Capucins

Et le samedi 31 janvier, j’animerai une discussion entre Audrey Bissonier-Chazal et Hajer Ben Boukaker autour de leurs Ɠuvres radiophoniques abordant l’hĂ©roĂŻne.

17h45-19h L'hĂ©roĂŻne Les deux faces d’une mĂȘme piĂšce, d’une thĂ©matique commune. Quand l’histoire intime raconte un flĂ©au sanitaire. D’un cĂŽtĂ© Audrey Chazal, dans Mon HĂ©roĂŻne (ARTE Radio), dresse le portrait complexe de ses parents hĂ©roĂŻnomanes au dĂ©but des annĂ©es 90 dans le trĂšs huppĂ© 16e arrondissement de Paris. Dans un angle distinct, Hajer Ben Boukaker retrace via Le temps des seringues (LSD, La sĂ©rie documentaire, France Culture) l’histoire de l’arrivĂ©e massive de l’hĂ©roĂŻne en France Ă  partir des annĂ©es 60 et sa propagation dans les quartiers populaires de Paris et sa banlieue pendant plusieurs dĂ©cennies. AprĂšs les rĂ©cents Ă©vĂ©nements liĂ©s au narcotrafic qui ont touchĂ© la France, une rencontre modĂ©rĂ©e par Antoine Tricot pour aborder l’addiction, l’impuissance des politiques publiques et leur actualitĂ© encore bien rĂ©elle. Salle de commission 2

✊Rencontre avec Philippe Poutou et Catherine Vinet-Larie📕

Les rencontres sont souvent pleines de surprises. Depuis septembre, j’ai prĂ©sentĂ© mes livres devant plusieurs centaines de personnes de Montreuil Ă  Dunkerque, de Lille Ă  Paris, de Bruxelles Ă  Bagnolet ou Ivry
 On ne sait jamais Ă  quoi s’attendre. Est-ce que ce sera plein ? Est-ce qu’il n’y aura personne ? Est-ce que j’arriverai Ă  faire comprendre ce que j’avais dans la tĂȘte en Ă©crivant ces mots ? Est-ce que je vais pouvoir transmettre la nĂ©cessitĂ© politique de faire vivre ces rĂ©cits ?

Et à chaque fois, il y a des rencontres touchantes, stimulantes et improbables. Celles avec les personnes qui ont aimé le livre. Celles avec ceux qui ont tant à raconter. Celles avec celles et ceux qui nous aident à mieux réfléchir.

A mesure que des personnes de tant d’horizons diffĂ©rents se saisissent de ce que j’ai Ă©crit, elles m’ouvrent des espaces de discussions rares et passionnant. Ainsi, je me retrouve avec grand bonheur invitĂ© Ă  Saintes en Charente-Maritime le 2 fĂ©vrier prochain pour discuter avec Philippe Poutou, dont l’expĂ©rience Ă  l’usine Ford-Blanquefort fait largement Ă©cho aux destins des anciens dockers de Dunkerque, et avec la syndicaliste de la CGT Catherine Vinet-Larie, longtemps habitante et militante du 93.

Le titre dit tout le programme : “Et si nous parlions de la classe ouvriùre”

Ce sera le 2 février à 18h à la Salle Saintonge N°5 à Saintes.

đŸ”ïžParler d'ailleurs dans le Cantal🌳

C'est toujours Ă  partir des paysages du Cantal que j'aborde le monde qui m'entoure. Comme si j'avais toujours besoin de repartir de cette terre basaltique, faussement immuable, pour reprendre pied et m'orienter. J'ai beau dĂ©sormais avoir vĂ©cu plus de temps en dehors de ses frontiĂšres qu'Ă  l'intĂ©rieur, je suis marquĂ© plus profondĂ©ment que je n'arrive Ă  le comprendre par cet espace. C'est donc tout Ă  fait normalement que je reviens sur ces terres pour prĂ©senter mes deux livres et mes documentaires radiophoniques. En ramenant un peu de l’ailleurs au cƓur des volcans endormis qui ont marquĂ© mon Ɠil et ma pensĂ©e. Je participerai donc Ă  trois rencontres la derniĂšre semaine de fĂ©vrier dans le dĂ©partement.

  • le mercredi 25 fĂ©vrier, je suis invitĂ© par la librairie de Saint-Flour La CitĂ© du Vent pour parler de mon livre Travailler, travailler encore, Dockers en lutte Ă  Dunkerque.

  • le jeudi 26 fĂ©vrier, je prĂ©senterai mon livre 9-3, une histoire plurielle de la Seine-Saint-Denis Ă  la librairie Point-Virgule Ă  Aurillac.

  • le samedi 28 fĂ©vrier aprĂšs-midi je suis invitĂ© par l’association Peuple et Culture Cantal et la mĂ©diathĂšque de Montsalvy Ă  faire Ă©couter et discuter ma sĂ©rie documentaire Une bataille mais pas la guerre.

D'autres rencontres s'organisent Ă  Paris et dans le 93 mais aussi en ArdĂšche, Ă  Metz, Ă  Marseille, Ă  Bruxelles, Ă  Lens, Ă  Calais, Ă  Dunkerque...

Alors, on remonte sa garde et on rend les coups !

Amitiés,

đŸ§¶ Antoine